Responsabilité sociale des entreprises

Le Groupe Interparfums s’inscrit dans une démarche globale de prise en compte de la responsabilité sociale, environnementale, sociétale et de transparence.
Le Groupe développe, d’année en année, une politique RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise), mise en œuvre par ses directions opérationnelles et directions fonctionnelles en impliquant l’ensemble du personnel et identifie ses principaux enjeux articulés autour de trois axes : ses responsabilités envers les parties prenantes opérationnelles, les collaborateurs et la société.

Via l’exercice et le développement de ses activités, Interparfums affiche les enjeux suivants :

  • maintenir un niveau élevé de relation avec ses donneurs de licence par la synergie, l’implication mutuelle et le partage de valeurs communes ;
  • développer des partenariats à long terme avec ses fournisseurs et sous-traitants par une collaboration étroite dans les échanges d’informations ;
  • développer des relations durables et de confiance avec ses clients distributeurs.

1-1 - Relations avec les donneurs de licences

Depuis son premier contrat signé en 1988, Interparfums a développé un portefeuille important  de  marques de luxe sous licence. Le contact avec les maisons est systématiquement initié par les dirigeants historiques qui développent puis entretiennent  une relation étroite avec les concédants, donneurs de licence.

C’est dans la compréhension de leur univers puis les propositions de produits respectant les codes uniques de chacune des marques que la relation devient unique et privilégiée.

C’est par une collaboration étroite entre les services marketing et les maisons, accrue au fil des ans, que les produits sont développés en fonction des désirs et des collections de chacune des marques afin de proposer un parfum unique et représentatif de valeurs communes.
La taille humaine des équipes et des interlocuteurs permanents et privilégiés permettent de développer une parfaite connaissance de l’univers, entretenue au fil des ans afin de proposer aux marques des produits de qualité venant soutenir leur image de marque.

1-2 - Partenariat durable avec les partenaires industriels

1-2-1 - Par un partage d’information et des relations de confiance avec les partenaires industriels

Le Groupe entretient des relations de qualité et de confiance de très long terme avec la majorité de ses fournisseurs, sous-traitants et autres prestataires. Ils sont des partenaires essentiels pour le Groupe pour assurer ses besoins en matières premières, en emballages, en conditionnement et en produits promotionnels. Du fait des exigences de qualité et de performance, le choix puis la conduite des relations avec ses partenaires dans le domaine de la production représentent un enjeu majeur pour le Groupe.

Outre la collaboration liée à la maîtrise des coûts, de la qualité et de l’innovation, le Groupe s’attache à développer avec eux un partenariat durable et responsable dans le respect des enjeux sociaux et environnementaux.

La société a mis en place  un cahier des charges sur les achats et les normes de Bonnes Pratiques de Fabrication « B.P.F » ainsi qu’un portail fournisseur.

Elle n’a pas jugé utile de contraindre ses partenaires à des chartes d’achats responsables de ses fournisseurs et sous-traitants les plus significatifs qui disposent déjà de chartes éthiques et/ou de chartes d’engagements environnementaux et sociaux et qui font régulièrement l’objet d’audits.
Les cahiers des charges et le portail constituent le socle des engagements de la société pour une collaboration étroite et constructive avec ses fournisseurs et partenaires.

En ce sens, le Groupe a déployé un système d’échanges d’informations via une interface web réservée aux fournisseurs. Ce système intègre l’échange des plans d’approvisionnement, l’émission des commandes et de leur accusé de réception.

La majorité des fournisseurs est équipée de cet outil de communication.

Ainsi, le cadre que la société s’est fixé dans ses actions à mener de concert avec ses fournisseurs et sous-traitants, comprend des engagements d’optimisation des performances et d’une communication fluide et transparente par le biais de l’utilisation de ce portail fournisseur. Ce portail permet d’identifier les besoins de la société et des fournisseurs et de décider des mesures appropriées pour en assurer la réalisation. La société accompagne ses fournisseurs dans leurs efforts d’amélioration des prestations si leurs contributions ne répondent pas aux attentes.

C’est dans ce contexte que la société a mis en œuvre des indicateurs de performances des fournisseurs, notamment l’OTIF (« On Time In Full »), à partir des éléments recueillis par le portail. Ces indicateurs constituent autant d’éléments délivrant des informations sur les capacités des fournisseurs à s’adapter aux besoins actuels et à évoluer pour répondre aux besoins futurs de la société.

Par le biais des cahiers des charges et du portail, la société et ses fournisseurs s’engagent dans la réalisation d’un objectif commun, consistant notamment à :

  • innover par l’augmentation de la qualité de service et de la valeur ajoutée ;
  • accroître la solidité des produits, diminuer les défauts et réduire les besoins d’un service après-vente ;
  • rechercher et développer de nouvelles techniques en vue de la réalisation de nouveaux produits ou améliorer les produits

La société a également mis en place un programme de « business review » avec la participation de ses fournisseurs. Cette revue a pour objet d’établir un bilan de l’activité de l’année passée et la détermination  des actions et besoins de chacun des partenaires pour l’année suivante.
Dans ce cadre collaboratif s’inscrit, par ailleurs, un plan d’actions en prévention des situations de dépendance économique des partenaires de la société.

Cette vigilance s’exerce plus particulièrement vis-à-vis des partenaires pouvant être exposés de par leur taille et leur infrastructure. La société a mis en place une veille afin d’identifier les sociétés qui pourraient, à terme, évoluer vers un risque de dépendance économique mettant en péril leur relation.

La vigilance de la société se concrétise aussi par une communication transparente sur des éléments permettant à ses partenaires de prévenir ce risque de dépendance en ayant une visibilité à moyen et long terme sur ses niveaux prévisionnels d’activité, ses stratégies d’évolution, ses besoins en termes d’innovation afin de permettre à ses fournisseurs de construire leur propre stratégie et de faire évoluer leurs capacités d’adaptation pour atteindre les objectifs souhaités.

Par ailleurs, la société a engagé, depuis quelques années, une sécurisation de ses achats sur un certain nombre de composants critiques de nos lignes stratégiques. Cela s’est traduit par un dédoublement de nos moules et outillages chez 2 fournisseurs différents.

Le cas échéant, la société peut également envisager un désengagement vis-à-vis du fournisseur concerné de manière anticipée et progressive en fonction du contexte de cette dépendance. D’une manière générale, dans le cadre de sa politique de vigilance en matière de risque  de  dépendance  économique, la société invite ses fournisseurs à régulièrement diversifier leur clientèle. De même, un fournisseur ayant développé une technique novatrice lui conférant un monopole peut également mettre la société dans une situation à risque en termes d’approvisionnement, qui de ce fait pourra convenir avec son fournisseur d’un commun accord de la recherche d’une seconde source d’approvisionnement.

1-2-2 - Par l’application des normes de Bonnes Pratiques de Fabrication avec les conditionneurs

La norme internationale ISO 22716 des Bonnes Pratiques de Fabrication donne des lignes directrices pour la production, le contrôle, le conditionnement, le stockage et l’expédition des produits cosmétiques.
Elle constitue le développement pratique du concept d’assurance de la Qualité, à travers la description des activités de l’usine.

Cette norme a donné l’obligation aux conditionneurs, à compter de juillet 2013, de se mettre en conformité avec les Bonnes Pratiques de Fabrication. Les autres sous - traitants comme les verriers et fournisseurs de matières premières ne sont pas concernés par cette
norme.
Le Groupe a identifié les avantages suivants pouvant découler de cette norme :

  • la maîtrise des facteurs pouvant avoir un risque sur la qualité des produits cosmétiques ;
  • la diminution des risques de confusion, de détérioration, de contamination et d’erreur ;
  • une plus grande vigilance du personnel dans l’exercice des activités ;
  • la garantie d’un produit de qualité.

Dans ce contexte réglementaire, des campagnes d’audit régulières de toutes les usines de conditionnement réalisées par le service Qualité selon la norme ISO 22716 ont été mises en place.
La finalité de ces audits est de s’assurer que les conditionneurs maintiennent un bon niveau de traçabilité de leurs activités. Toutes les activités des usines ont été revues : processus de réception des matières premières et articles de conditionnement, fabrication, conditionnement et contrôles qualité.
Ces rapports ont démontré que les sous-traitants du Groupe sont en conformité avec les Bonnes Pratiques de Fabrication de la norme ISO 22716, et notamment la traçabilité requise lors de toute production de parfums.
Les missions principales du service Qualité consistent dans :

  • la consolidation du cahier des charges qualité et son implémentation chez les sous - traitants et fournisseurs ;
  • le renforcement et le suivi qualité des processus d’approvisionnements et de production ;
  • le suivi des audits des Bonnes Pratiques de Fabrication;
  • la mise en place d’indicateurs qualité ;
  • le suivi des non - conformités et des actions correctives chez les sous - traitants et fournisseurs ;
  • le suivi des réclamations clients.

1-2-3 - Par les mesures prises en faveur de la santé et de la sécurité des consommateurs

Le Groupe assure la mise sur le marché des produits cosmétiques qu’elle commercialise et est donc responsable de l’évaluation de la sécurité pour la santé. À ce titre, le Groupe fait pratiquer des tests d’innocuité cutanée et oculaire. Conformément au règlement CE 1223 - 2009, aucun de ces tests n’est effectué sur animaux. Les tests d’innocuité cutanée sont effectués sur des adultes volontaires sains et les tests d’innocuité oculaire sur des cellules de culture.

Il a pris en compte le règlement REACH (Directive CE n° 1907 - 2006 du 18 décembre 2006), relatif à l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des produits chimiques auprès de tous ses fournisseurs. L’ensemble des mesures techniques et organisationnelles consécutives à la mise en place de
REACH sont mises en oeuvre au sein du Groupe. Il n’est pas soumis à l’enregistrement en tant qu’utilisateur en aval de substances. Il a cependant souhaité rester actif afin de s’assurer du bon déroulement des enregistrements et de la continuité d’approvisionnement des substances chimiques présentes dans ses produits.

Le Groupe a pris l’initiative de contacter ses différents sous - traitants et fournisseurs afin qu’ils respectent efficacement et fassent respecter par les acteurs en amont de leur chaîne d’approvisionnement, les enregistrements, notifications ou demandes d’autorisations nécessaires. Interparfums a ainsi
demandé à tous ses fournisseurs de s’engager à fournir des articles ne contenant aucune substance listée à l’annexe XIV (substances dites extrêmement préoccupantes). À ce jour, aucun fournisseur n’a déclaré la présence de substances soumises à autorisation dans les articles fournis à Interparfums.

1-3 - Relations de confiance avec ses clients distributeurs

Chaque continent, chaque région du monde ayant ses goûts propres, son identité et sa culture olfactive, mais aussi sa sensibilité et son attachement à une marque, il n’est pas de destination unique.

Interparfums a développé des relations de longue date avec ses distributeurs, dans chacun des pays ou zone dans lesquelles elle est présente. Ce sont plus de 60 collaborateurs qui déploient leur expertise en France et dans plus de 100 pays au service de la distribution de ses parfums.

Tous les deux à trois ans, Interparfums organise un séminaire de plusieurs jours dans lequel elle réunit l’ensemble de ses distributeurs du monde entier. Ce séminaire est l’occasion de présenter toutes les marques et l’ensemble des produits proposés, de rencontrer tous les distributeurs et de les associer étroitement au développement du Groupe et pour les distributeurs de rencontrer les collaborateurs avec lesquels ils travaillent au quotidien, en étroite collaboration.

Les collaborateurs du Groupe constituent son principal moteur de création de valeur, leur épanouissement au travail et leur motivation sont des leviers essentiels de notre développement.
Dans ce contexte, les principaux enjeux sociaux sont :

  • le développement du sentiment d’appartenance ;
  • le maintien d’un niveau élevé de compétences ;
  • l’égalité des chances ;
  • l’égalité professionnelle ;
  • le respect du dialogue social ;
  • les bonnes conditions de travail ;
  • l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle.

2-1 - Le management et le sentiment d’appartenance

Avec un management très familial et proche des salariés, chacun des collaborateurs est libre de partager ses idées dans le respect des valeurs de l’entreprise. La direction attache une importance primordiale à la compréhension et l’adhésion de chacun à la stratégie du Groupe.

Des communications hebdomadaires et des réunions d’information régulières concernant l’évolution de l’activité permettent aux collaborateurs d’être au fait des attentes du management et du marché. La souplesse de l’organisation, composée essentiellement de petites équipes, permet de
s’adapter en permanence à tout changement ou évolution du contexte extérieur.

Le partage de l’esprit «Interparfums», passe également par l’adhésion et la connaissance par chacun des collaborateurs des valeurs éthiques mais également par l’épanouissement des salariés au travail et le respect des bonnes conditions de travail.

Cet engagement éthique a été formalisé dans une charte appelé «Code de bonne conduite», à laquelle chacun adhère, et qui met l’accent notamment sur l’hygiène, la sécurité, la discipline, la prévention des risques, le harcèlement, le respect des libertés individuelles, les transactions sensibles, la fraude et la confidentialité des affaires.

En 2017, le Groupe a également mis en place une charte relative au droit à la déconnexion, à laquelle chacun des salariés a adhéré.

2-2 - L’égalité de traitement et l’évolution des compétences

La Direction des Ressources Humaines est particulièrement vigilante pour chaque recrutement. Seules les compétences, l’expérience, les qualifications et la personnalité des candidats sont retenues pour la sélection des nouveaux entrants. Cette diversité de profils, de cultures, d’âges ou
encore de sexes sont autant de richesses qui font la force de ses équipes, premier atout de l’entreprise.

Interparfums emploie 72 % de femmes. 58 % des postes à responsabilité (postes de direction) sont occupés par des femmes en 2019 contre 57 % en 2018.

À ce jour, la société n’a pas connaissance de déclarations RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) au sein de ses collaborateurs. La société a conclu, en 2019, un contrat avec « Les papillons de jour», Agence de Communication Globale et Entreprise Adaptée, afin, entre autres, de mener un certain nombre d’actions de sensibilisation autour de la question du handicap au sein de ses collaborateurs. Par ailleurs, la société a choisi de faire appel à des Centres d’Aide par le Travail (CAT) pour le conditionnement de coffrets de parfums. En 2019, il leur a été confié un volume d’activité représentant 899 217 euros.

Par ailleurs, des plans d’actions en faveur de l’emploi des seniors et de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes sont mis en place dans le Groupe.

La qualité du travail effectué par les équipes est renforcée tout au long de la carrière des collaborateurs afin de conserver un niveau de compétence élevé, et ce, dans tous les métiers. Interparfums propose à l’ensemble de ses collaborateurs des plans de développement permettant à chacun d’élargir ses compétences techniques, managériales ou personnelles. Les thématiques des formations ont été principalement l’apprentissage des langues, les formations métiers, la sécurité et le développement personnel.

2-3 - La santé, la sécurité, le dialogue social et les conditions de travail

À la suite à la mise en place du CSE (Comité Social et Économique) en, juin 2019, une commission « Santé et Sécurité au Travail » a été mise en place dans la continuité du précédent Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT). La commission est constituée de deux salariés non - cadres et est réunie ordinairement une fois par trimestre.

Sept accidents du travail ont été recensés en 2019 assortis d’arrêts maladie de courte durée. Aucune maladie professionnelle n’a été déclarée. Interparfums ne disposant pas de site de production, les risques d’accident du travail sont minimisés. En outre, l’activité du Groupe n’est pas génératrice de situation dangereuse.

Les conditions de travail sont d’excellente qualité puisque l’essentiel des salariés travaillent dans les bureaux du siège parisien. Ces bureaux sont calmes, clairs et lumineux. La société est particulièrement vigilante sur le sujet des bonnes postures à adopter au travail et la prévention des risques musculo-squelettiques y afférant. Les salariés itinérants sont pourvus de voitures de société de qualité ainsi que d’un matériel informatique adapté à leur besoin. Interparfums a mis également en oeuvre de nombreuses mesures afin de maintenir de bonnes conditions de travail, à l’attention des salariés de nos prestataires, et notamment les personnes travaillant de façon permanente dans notre entrepôt logistique telles que : entrepôt chauffé à 11°, vestiaires et douches individuels, locaux bénéficiant de lumière naturelle, murs blancs pour les personnes travaillant à pied, espace déjeuner dédié et entretenu…

Suite à l’établissement de la cartographie des postes destiné à mesurer la pénibilité au travail, la société n’a identifié aucun poste comme étant pénible.

Par ailleurs, dans le cadre de la prévention des risques psychosociaux, un service d’écoute et d’accompagnement psychologique est mis à disposition des salariés via un numéro vert, spécialement dédié, en partenariat avec l’Institut d’Accompagnement Permanent Psychologique et de Ressources (IAPR).

Concernant les salariés travaillant en France et conformément à la loi, les élections relatives aux institutions représentatives du personnel sont effectuées tous les quatre ans. À ce titre, les dernières élections de juin 2019 ont donné lieu à la mise en place d’un Comité Social et Économique (CSE) composé de 5 salariés cadres. Réuni ordinairement une fois par mois, le CSE est informé et consulté sur des questions stratégiques et organisationnelles ayant un impact sur les salariés du Groupe.

2-4 - Les indicateurs sociaux

2-4-1 - Rémunérations et évolution

Interparfums a mis en place des règles de rémunération, des systèmes de classification des emplois et d’évaluation des performances appliqués à tous les salariés, qui contribuent à garantir l’équité ainsi que l’égalité Homme/Femme. La rémunération comprend une part fixe et une part variable permettant d’associer l’ensemble du personnel aux résultats du Groupe.

• Participation
Conformément à la loi française, un accord de participation aux résultats de l’entreprise a été signé en 2001. En avril 2015, un avenant à cet accord a été signé, avec les membres de la Délégation Unique du Personnel en proposant une formule dérogatoire plus avantageuse pour les salariés, élément de rémunération et de motivation important pour l’ensemble des collaborateurs et renouvelé annuellement.

• Plan d’Épargne Entreprise et Plan d’Épargne Retraite Collectif
La société fait bénéficier l’ensemble de ces collaborateurs d’un Plan d’Épargne Entreprise (PEE) permettant de favoriser l’épargne salariale en proposant plusieurs types de fonds correspondants aux projets de chacun. Depuis 2017, elle a fait évoluer son dispositif en proposant un fond « Interparfums Actionnariat » permettant ainsi aux salariés de profiter de l’évolution de la valeur de l’action Interparfums dans un cadre fiscal avantageux. Ces versements dans le fond « Interparfums Actionnariat » sont assortis d’un abondement important de la part de l’entreprise.
Par ailleurs, un Plan d’Épargne Retraite Collectif (PERCOL) permet à chacun des salariés de préparer sa retraite et de bénéficier également d’un abondement important de la part de l’entreprise. Les collaborateurs ont également la possibilité de transférer chaque année une partie de leurs jours de congés non pris dans le PERCOL.

• Retraite supplémentaire à cotisations définies (Article 83)
Les collaborateurs cadres bénéficient d’un contrat de retraite supplémentaire à cotisations définies et adhésion obligatoire. Ce contrat individuel est alimenté par le prélèvement de cotisations salariales et patronales mensuelles, la répartition de ces dernières étant libre. La société a choisi d’aider ses salariés dans la constitution de cette rente, complément de retraite, en prenant à sa charge une part importante des cotisations.

• Actionnariat salarié/Actions gratuites
De plus, et afin de développer l’actionnariat salarié, la société a mis en place en septembre 2016 puis en décembre 2018, deux plans d’attribution gratuite d’actions de performance destinés à l’ensemble des collaborateurs pour près de 1% du capital.

2-4-2 - L’absentéisme

Le taux d’absentéisme est un indicateur primordial permettant de mesurer l’implication et la motivation des collaborateurs.

Il est très faible et s’élève pour 2019 à 2,27 % (3,56 % en 2018).Retraité des congés maternité, le taux d’absentéisme pour maladie ressort à 1,04% (1,96 % en 2018).
(Périmètre des effectifs France uniquement).

2-4-3 - Organisation et gestion des effectifs

La force du modèle organisationnel du Groupe réside dans la constitution d’équipes à taille humaine et la répartition homogène des âges et des niveaux de responsabilités permettant au Groupe de bénéficier d’une pluralité d’expériences et d’une organisation extrêmement souple.

• Effectifs par métier

Présents au 31/12/2018 31/12/2019
Direction Générale 2 2
Production & Logistique 43 48
Marketing 55 62
Export 71 79
France 44 41
Finances & Juridique 54 61
Rochas mode 7 7
Total 276 300

• Effectifs par zone géographique

Présents au 31/12/2018 31/12/2019
France 206 218
Amérique du Nord 55 64
Asie 15 18
Total 276 300

• Effectifs par âge

Présents au 31/12/2018 31/12/2019
Moins de 25 ans 10 9
Entre 25 et 35 ans 93 111
Entre 36 et 45 ans 94 89
Entre 46 et 55 ans 51 62
Plus de 55 ans 28 29
Total 276 300

La population du Groupe présente un âge moyen de 40 ans.

• Variation des effectifs

Le taux de turn - over est de 12 % pour l’année 2019 contre 17 % pour l’année 2018.
L’ancienneté moyenne des collaborateurs du Groupe est de 8,8 ans.

Bien que le Groupe ne gère pas directement de sites industriels, il est impliqué dans le développement d’une politique de respect de l’environnement en collaboration avec ses partenaires sous-traitants et fournisseurs, notamment sur les aspects suivants :

  • choix des techniques et matériaux ;
  • mesures de recyclage et d’élimination des déchets ;
  • réduction des émissions de CO2 générées par le transport.

Il développe également des actions à destination de la société civile sur les aspects suivants :

  • développement de l’économie locale ;
  • relations avec des établissements d’enseignements ;
  • financement de projets associatifs.

3-1 - Production et environnement

Le siège social du Groupe se situe au centre de Paris. La totalité des collaborateurs du Groupe est employée dans des pays où la législation du travail est favorable (France, États-Unis et Singapour) qui respectent les Conventions Internationales du Travail (OIT).

Le Groupe n’exerce pas d’activité industrielle et confie le processus de fabrication à des partenaires offrant chacun une expertise optimale et un engagement responsable dans leurs domaines respectifs : fragrance, verrerie, emballage et conditionnement. Le Groupe tient compte avec eux
des enjeux environnementaux identifiés à chacune des étapes, notamment le choix des matériaux entrant dans les composants, le traitement des déchets et la réduction de l’empreinte carbone.

Les usines des sous-traitants et fournisseurs de matières premières, conditionnement ainsi que l’entrepôt de stockage des produits finis se situent, pour l’essentiel, en Haute Normandie. L’activité générée par Interparfums contribue au développement du tissu économique local.

À chaque étape du processus d’achat, la société s’interroge sur le juste besoin et sur la nécessité de limiter les sources de coûts inutiles :

  • réduire les déchets à l’étape de fabrication, de consommation et de fin de vie du produit ;
  • recycler la production imparfaite, notamment à l’étape de la fabrication ;
  • réparer afin d’augmenter la durée de vie du matériau ou du produit, notamment les palettes.
3-1-1 - L’entrepôt de stockage et l’empreinte environnementale

Le Groupe utilise pour ses besoins logistiques et de stockage un entrepôt certifié HQE (Hautes Qualités Environnementales). Cette certification porte notamment sur une meilleure isolation, un éclairage fonctionnant avec des détecteurs de présence, des matériaux de finition Ecolabel, une gestion technique centralisée pour le contrôle des énergies, la récupération des eaux pluviales et un tri des déchets performants.

La société suit en permanence des indicateurs de consommation d’énergie et d’eau pour déterminer les opportunités d’amélioration de l’efficacité énergétique portant sur l’éclairage, le chauffage et la ventilation de l’ensemble du site logistique comme la modulation des débits de ventilation et une
programmation des ralentis de chauffage/ventilation de week-end.

Dans cette optique, il est prévu une extinction automatique de l’éclairage de l’entrepôt lorsque les salariés sont en pause à l’extérieur ou le maintien d’une température de l’entrepôt à 11°. Ce contrôle d’énergie inclut par ailleurs des mesures de gestion des horaires de recharge des charriots élévateurs électriques pendant les heures creuses de la nuit, nécessitant une consommation basse de 280 KW maximum au lieu d’une consommation de 600 KW en journée. Des rapports mensuels de consommation d’électricité sont établis, et en cas de pics importants relevés, la société analyse les origines de cette surconsommation afin d’y remédier le cas échéant. Les mesures de consommation d’énergie font ressortir une consommation d’électricité et de gaz stables sur 4 ans, tandis que la consommation en eau a enregistré en moyenne une légère baisse. Enfin, dans un esprit de
contribution au respect de l’environnement, la société a installé sur le site logistique des emplacements dédiés aux parcs à vélos et des bornes électriques pour les voitures.

Le Groupe a établi son entrepôt dans une région située au carrefour de ses sous - traitants afin de limiter les transports de produits finis.

Les actions entreprises en collaboration avec le gestionnaire de l’entrepôt et des expéditions des marchandises dans le cadre de l’amélioration et de l’optimisation des transports inter-usines et la plateforme logistique ont contribué à une réduction du nombre de rotation des camions.

En ce qui concerne les modes de transports vers les distributeurs, le Groupe utilise les transports routiers pour les expéditions en France et en Europe, et les transports maritimes pour l’Amérique, l’Asie et le Moyen-Orient. Le Groupe fait appel au transport aérien de façon très limitée et le réserve aux situations d’urgences incontournables. Certains produits promotionnels fabriqués en Asie sont directement adressés aux distributeurs asiatiques et américains sans être importés et entreposés en France.

Par ailleurs, courant 2018, le Groupe a mis en fonctionnement un nouvel entrepôt situé à Singapour dans le but de favoriser les circuits courts sur la zone Asie-Océanie. Cet entrepôt a notamment permis de disposer d’un stock permanent sur cette zone et, ainsi, de privilégier les transports de marchandises vers l’Asie par bateau depuis la France.

3-1-2 - La production et la gestion des déchets

Les actions en prévention des risques environnementaux et des pollutions consistent d’abord dans le choix de techniques et matériaux.

Afin de réduire les incidences découlant de son activité, certains flacons produits par le Groupe sont colorés par application d’une solution hydrosoluble, permettant ainsi d’obtenir une coloration en partie biodégradable sans incidence néfaste sur les milieux naturels. Sur le reste des gammes, la société poursuit son objectif de suppression progressive de l’emploi de laques « solvantées » en vue d’une utilisation de laque « hydro » pour l’ensemble des gammes de produits de la société, conformément à la loi de 2005 visant à limiter les rejets de Composants Organiques Volatiles dans l’air. De plus, certains sous-traitants verriers disposent d’électrofiltres afin de limiter les émissions de poussières et de fumées ainsi que de systèmes de recyclage des eaux usées.

Le Groupe a, par ailleurs, supprimé les thermodurcissables sur ses lignes de bains au profit de plastiques recyclables.

Soucieux de concilier la qualité et l’esthétisme de ses produits avec les impératifs environnementaux, le Groupe veille à réduire les volumes d’emballage et à sélectionner des matériaux appropriés à chaque niveau d’élaboration de ses produits, de façon à assurer, dans des conditions optimales, leur recyclage ou leur élimination.

La fabrication des flacons en verre recyclable prévoit un système de récupération, broyage et refonte de la gâche qui représente une économie d’environ 20% du volume des matériaux utilisés. La mise en place, depuis 2013, d’indicateurs de pilotage de la gâche a permis au Groupe de renforcer le suivi des taux de gâche chez ses décorateurs de flacons verre. Son objectif premier est de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue et de réduire ses taux de gâche dans la durée. Le second objectif est de parvenir à retraiter cette gâche et à réintroduire les flacons dans le circuit de fabrication.

Par ailleurs, la société a mis en place des mesures de récupération, auprès des sous-traitants, des déchets provenant d’un excès de production ou des composants sur des produits dont la fabrication est arrêtée. Les déchets récupérés font ensuite l’objet de tri avant leur destruction.

Le Groupe a également rationalisé des caisses de regroupement et emballages secondaires (étuis et coffrets de parfums) afin d’optimiser le remplissage des palettes, de diminuer les achats de cartons et de réduire les volumes transportés en diminuant les espaces vides. La société impose dorénavant un nombre minimal de palettes par camion.

Enfin, les cartons des testeurs sont entièrement recyclables.

3-2 - Relation avec les associations et établissements d’enseignement

3-2-1 - Dons et Mécénat

Le Groupe se mobilise en faveur des associations ou institutions engagées dans les domaines de la solidarité, de l’enfance, de la lutte contre l’exclusion et de la santé par des aides financières pour les accompagner dans la réalisation de leurs projets et initiatives.

En 2019, Interparfums a renouvelé son soutien aux communautés productrices d’huile essentielle de patchouli d’Indonésie, utilisée dans la fabrication de ses produits. Au travers de la Fondation Givaudan, Interparfums a permis d’accompagner trois écoles dans la gestion de leurs bibliothèques, établies en 2018 sur l’île de Sulawesi. Cette initiative bénéficie à près de 800 écoliers et 30 enseignants. Cette initiative prévoit également l’établissement de deux bibliothèques supplémentaires sur cette même île en 2020.

Le montant des dépenses alloué au mécénat, s’est élevé, en 2019, à 260 milliers d’euros.

3-2-2 - Établissements d’enseignement

Soucieux de faire partager son expérience et de former les générations futures, le Groupe participe régulièrement à la formation à ses métiers en intervenant notamment sur des sujets marketing et finances dans différentes grandes écoles (écoles de commerce, Sciences Po, École supérieure de
parfumerie… ).

Interparfums accueille également régulièrement des stagiaires au sein du Groupe.